L’anaphore : pourquoi?

L’inférence anaphorique demande de comprendre les liens entre un mot de substitution et son référent

Les conclusions d’une étude effectuée en Suisse révèle que l’interprétation des anaphores est l’une des plus importantes sources d’échec en compréhension chez les élèves de 12-13 ans (Fayol et al, 2000). Selon le Professeur Michel Fayol de l’Université Blaise Pascal (Grenoble), vers la fin du primaire « on retrouve des textes informatifs dans toutes les disciplines, et ils comportent un grand nombre d’anaphores. Ces dernières constituent un problème majeur de la compréhension des textes. » L’inférence anaphorique demande de comprendre les liens entre un mot de substitution et son référent. «Si on écarte un pronom de son référent, la compréhension est plus difficile. Si on enlève une marque de genre, la compréhension est également plus difficile.»[1] 

 

 Il faut donc outiller les élèves pour l’interprétation des anaphores afin de procurer aux

faibles « compreneurs »les stratégies sans lesquelles ils n’arriveront pas à retrouver dans leur mémoire l’élément remplacé. Car contrairement au récit où « la signification prend souvent forme vers la fin, la signification du texte informatif se construit tout au long de la lecture.»[2] Les difficultés peuvent surgir quand la recherche des référents n’est pas effectuée, ou quand l’identification du mot de substitution est difficile. Par ailleurs, Marceline Laparra, linguiste (université de Metz), insiste sur l’importance exagérée que les enfants accordent aux noms propres. Ils renvoient automatiquement les anaphores au nom propre rencontré en début de paragraphe.

 

En stage, j'ai enseigné la stratégie de lecture «clarifier». c'est surprenant de réaliser que la plupart des élèves ont de la difficulté à reconnaître qu'à un certain moment de la lecture, il y a bri de compréhension. Clarifier, consiste à utiliser la procédure pour comprendre rapidement le mot, l'idée ou le paragraphe dont le sens paraît difficile.



[1]Comprendre des textes  Conférence de Michel Fayol CRDP de Grenoble, le 20-09-06,www.acgrenoble.fr

[2]Giasson,J. La lecture, de la théorie à la pratique» p237

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